Je referme ma fenetre et je me recroqueville Sous la couverte qui m'englouttit
En révant comme une enfant perdue et seule De marcher main dans la main sur les glaieuls
Mes dents grincent et je recouvre cette épaule dévetu sur laquelle la solitutide s'est installé et a attendu
Elle se demande si un jour Par chance ou par amour
Une main la traversera et la fera frissoner Comme la chair de poule qui la fait trembler
Et malgré le vent qui répand son chant attristé J'ouvre de nouveau cette fenetre pour y respirer
L'air , apte a me changer les idées, pure Et qui comme un homme , me rassure
En laissant sur mes joues ce parfum D'hiver qu'un soir de janvier détiend
Et japprovise mes poumons d'air Comme quand dans plus jeune age , on m'aprenait a le faire.
Pour renter oppressée , et interdire A cette larme de couler , et sur mes levres finir.
Je me remets alors dans sous la couverture je m'empare d'un chapeau avec brodure
Et je reve , assise sur un champ d'été D'une main sur mes hanches pour me bercer.
Qui me fera perdre la notion des choses Pour que soudain ma pensée M'enlève et me dépose
Un merveilleux été sur la grève Où je vois tendant les bras
L'amour qui comme un fou court au devant de moi Et je me pends au cou de mon rêve


