Les mots..

Les mots..
Autrefois je me battais avec l'encre pour me faire entendre
Aujourd'hui j'oublie quelque peu de déployer mon éloquence.
Mais il n'est jamais trop tard pour ne plus vous laisser attendre
Et revenir sur mes traces afin de dissimuler ma courte absence
Je me sens alors comme immergée dans les pages d'un roman
Parce que l'objet de mon amour n'est que l'ombre d'un étranger
Un inconnu dont j'aimerai divulger le mystère au fil du temps
Mais mes épaules s'écroulent et je relève mes yeux résignés
En mirant le ciel pour y chercher et y trouver le terme pertinent
Mes yeux humides de larmes de rage, de courroux et d'espoir
Qui aimeraient se perdre dans son regard diaphane,transparent
S'évader et y demeurer.Mais j'ai si peu à offrir et tant à recevoir.
Et mon rire jadis éclatant se fane et s'endort dans l'ombre
De mes confus sentiments si forts mais si sombres .

Bonheur fané, cheveux au vent.
Baisers volés, rêves mouvants..
# Posté le mercredi 15 octobre 2008 13:49

Quatre années belles à pleurer, maigre résumé...

Quatre années belles à pleurer, maigre résumé...
Je trempe suavement mes lèvres dans mes larmes
Je fais alors de cette déchirure ma plus belle arme.
Et j'inonde lentement mon corps de ma lourde tristesse.
Et me couche sur mes peines en m'y noyant avec faiblesse

Pourtant je remue encore mes paupières pour apercevoir
Ces monuments , ces arcades, ses lieux pleins d'espoir
Toutes ces minces ruelles baignés de vie et de soleil
De cette ville devenue mienne depuis la découverte de ses merveilles.

Je fige alors avec attention et précision toutes ces images
Les empile, les range, les arrange et les enterre dans mon bagage
Mais j'ai beau le fermer ,il ne peut contenir autant de souvenir
Ainsi une à une , les mémoires semblent à moi , revenir.

Elles semblent meme réussir à m'arracher une parole.
Car sous mon silence profond la moindre pensée m'affole
En effet le seul bruit perceptible est celui, déchirant de mes pleurs
Qui se multiplient, se lassent mais déferlent avec ardeur

'Vous', un son se répand dans la salle sombre
Et sur le sol désormais humide se trace votre ombre
J'essaie vainement de m'en détacher,mais la simple idée m'est impensable
Vous, le point lumineux ou converge tout ce qu'il y a d'interminable.

Interminable , éternel comme le lien construit durant ces années.
Comme les souvenirs qui aujourd'hui au plus profond de mon etre sont innés.
Comme les sourires partagées qui jamais n'auront de fin.
Comme tous les magiques instants qui désormais me semblent lointains.

Merci de m'avoir accueilli , de m'avoir aidé , de m'avoir trouvé
de m'avoir donné , de m'avoir aimé , de m'avoir faite existé
Merci de m'avoir connu , de m'avoir soutenu
De m'avoir ému , d'avoir mis mon ame à nue

Pour me permettre de découvrir et de connaitre
la plus belle , la plus vraie , ville sur terre
Mais surtout les meilleurs amis,les meilleurs souvenirs au monde
Ce que vous etes , sans hésiter ,pas meme une seconde.

Je referai mes bagages
Et poursuivrai mon mirage
Mais ma plus belle histoire d'amour, c'est vous

# Posté le lundi 23 juin 2008 03:19
Modifié le samedi 13 septembre 2008 18:20

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[J e c o m p o s e r a i j u s q u ' à l a d é c o m p o s i t i o n]

...Le temps court à grande allure.
Tout en me dévisageant avec usure.
Pas question de s'arrêter , il me crache
à la figure et de mes pensées m'arrache.
Il ricane, m'attriste, me lessive et me blâme.
Il se fige un instant pour mesurer le drame.
Et reprend de nouveau avec sa malveillance.
Il use et abuse de toute sa cruelle malfaisance .
Mais moi je me dois d' en rire pour ne plus pleurer.
De délivrer toutes ces paroles impromptues pour oublier...
# Posté le samedi 24 mai 2008 17:30
Modifié le jeudi 29 mai 2008 12:14

Je suis venu vous dire que je m'en vais...

 Je suis venu vous dire que je m'en vais...
Je marchais dans tes rues ,qui me marchaient sur les pieds. Je déambulais dans tes avenues et me perdais dans tes quartiers. Je buvais dans tes cafés ,riais et courrais gaiement dans tes trottoirs. Je me cachais dans tes cinés et lentement me réchauffais dans tes bars. Je les fréquentais , je les contournais jour et nuit tes nombreux magasins. Je m'abritais et m'enroulais dans l'herbe de tes grands et chaleureux jardins. Je trainais dans tes métros , je m'asseyais dans tes banc devant les monuments. Je passais des heures à discuter tout en contemplant par milliers tes amants.Avec le temps , ces souvenirs devinrent familiers , existentiels pour moi. Mais avec ce maudit temps , obstacle de toute existence va tout s'en va. Et seulement quand le temps s'empare de nous qu'il nous balaie nos reves . On se rend compte de la beauté de tout ce qui demain probablement s'achève.
Je fuirais sans jamais oublier mon passé .
Rongée par la conscience pleine de remords ,
Sans bagage et le coeur dérangé
En chantant très fort...
# Posté le samedi 26 avril 2008 04:13
Modifié le samedi 26 avril 2008 04:28

Adieu civilisation.

Adieu civilisation.
Je ne comprends que l'incompréhension.
Je m'abandonne à ma douloureuse désolation.
Sans aucun mot de soutien d'épaule ou d' appui.
Juste quelques regards hautains de mépris.
Mais regarde moi de haut , comme tu le conçois.
Je ne te regarderai même pas , quoi qu'il en soit.
Je rie de tes mots qui échappent à la réalité.
Non je ne rie pas , j'en pleure ,voilà la vérité

Mais je souviens qu'autrefois les hommes chantaient en c½ur autour d'une table ; maintenant c'est un seul homme qui chante, pour la raison absurde qu'il chante mieux. Si la civilisation l'emporte, bientôt un seul homme rira, parce qu'il rira mieux que les autres

Et meme si je ne suis pas mieux que je suis simplement autre..
Demain arrivera , je serai la première à rire de toi , jusqu'à l'éternité.
Jusqu'à en verser de larmes froides sur ta conscience brulante de culpabilité.
# Posté le samedi 12 avril 2008 05:19
Modifié le samedi 12 avril 2008 05:32